Or (6e année et plus)

Simon Whitfield entrevoit le ruban rouge de la ligne d’arrivée et il reprend vie. La foule se déchaîne. Il est en première place et il a un plaisir fou. Même qu’il sent que ses muscles brûlent et ce n’est pas simplement parce que plombe le chaud soleil de Péquin. Il court depuis presque deux heures et pousse chaque partie de son corps à son maximum.

« J’adore l’euphorie qui accompagne une course serrée », dit Simon. « Je carbure à cette énergie et cette pression. »

Simon est triathlète et le triathlon est une épreuve olympique extrêmement ardue. Les concurrents nagent, pédalent et ensuite courent. Cela peut être exténuant, surtout lorsqu’il fait très chaud.

« Il faut être prêt et il faut être en santé », dit Simon. « En santé physiquement et en santé mentalement. Il vous faut bien manger et avoir une bonne attitude, sinon, impossible de concourir. »

Aux Jeux olympiques de 2000 à Sydney, Simon a remporté le tout premier triathlon olympique. Il a survécu à une collision de vélo au début de l’épreuve et un chandail qui s’est mis à rétrécir dès sa sortie de l’eau. Il a remporté l’épreuve grâce à un merveilleux sprint final jusqu’au fil d’arrivée.

Mais bien sûr, Simon avait 25 ans à Sydney, et à Péquin, il en a 33. Ses résultats n’ont pas été aussi dominants depuis sa victoire convaincante en 2000, et les critiques ont dit de lui qu’il n’était plus au meilleur de sa forme. Ils ne s’attendent pas à ce qu’il soit en tête du peloton à Péquin.

Simon sait pourtant quelque chose que de nombreux spécialistes ne savent pas. Il a retrouvé l’attitude personnelle qui l’avait aidé à gagner à Sydney.

« Pendant une course, mon but est de me mettre au défi de faire de mon mieux », dit-il. « Je fais mes pires courses quand je pense aux médailles ou à la victoire et c’est ce qui est arrivé entre 2000 et 2008. J’ai obtenu mes meilleurs résultats quand je ne me souciais que de ma performance , quand je ne faisais que de mon mieux, sans laisser rien derrière. »

L’attitude de Simon prend source dans l’idée de profiter du moment, de trouver un moyen de s’amuser pendant tout ce travail.

« Il faut faire preuve de la bonne attitude », dit Simon. « Je n’ai pas un passé de sport intense. J’aime simplement jouer. Jeune, j’étais celui qui appelait toujours ses amis pour aller jouer dehors au football, au soccer, au basketball, au hockey… n’importe quoi! »

Simon suggère que ce sens du plaisir peut aider un athlète à surmonter la pression et le stress qu’il s’impose.

« L’état mental et l’état physique sont entièrement reliés » affirme Simon. « Si l’on s’impose trop de pression ou que l’on s’en fait trop, cela a des répercussions sur la capacité de performer. »

La saine alimentation est une des autres choses que Simon a apprises enfant.

« L’alimentation joue un très grand rôle, il ne suffit donc pas de s’ouvrir la bouche et de la remplir de n’importe quoi. Il faut éliminer les aliments transformés et la malbouffe. Même au secondaire je savais que si je mangeais bien, je me sentirais mieux. »

Aujourd’hui, le corps et l’esprit de Simon sont en équilibre total; un autre coureur arrive maintenant à ses côtés; il s’agit d’un triathlète beaucoup plus jeune, l’Allemand Jan Frodeno.

L’esprit de Simon est clair et il sait qu’il fait de son mieux, qu’il perde ou qu’il gagne. Les pressions que l’on ressent aux Jeux olympiques peuvent faire en sorte que l’on se sente dépassé et Simon a dû gérer beaucoup de stress pour se rendre jusqu’ici dans la course, sans que sa détermination n’en soit ébranlée.

« Je me fie beaucoup à mon père », dit-il. « Nous parlons beaucoup avant mes grosses courses et il me dit toujours : “Ne laisse pas le brouillard t’envahir.” Et par brouillard, il entend toutes les inquiétudes et les questionnements au sujet des choses sur lesquelles je n’ai aucune influence. »

L’heure n’est pas aux soucis. Simon se concentre davantage avec chaque foulée, tandis qu’il s’élance avec force vers la ligne d’arrivée. Il rassemble ses forces tandis que la lutte avec Frodeno entame sa dernière étape. Les deux athlètes procèdent alors à un sprint fou pour remporter la victoire.

Simon voit que Frodeno prend de l’avance à chaque seconde qu’ils se rapprochent du fil d’arrivée. Il fait de son mieux et pousse de toutes les fibres de ses muscles lassés de fatigue.

L’Allemand prend les devants tandis qu’il ne reste que quelques mètres à faire et franchit le fil d’arrivée à quelques mètres devant Simon.

La foule éclate d’encouragements lorsque Simon franchit à son tour la ligne pour remporter sa médaille d’argent olympique… inattendue. Épuisé, il s’approche de M. Frodeno et le félicite.

Simon sourit davantage lorsqu’il réalise jusqu’à quel point il a bien performé. Il a géré l’anxiété de la compétition à des Jeux olympiques en faisant en sorte d’avoir du plaisir à concourir. Il s’est bien amusé.

Connexion : Des habitudes précoces qui durent toute une vie

On dit aux élèves d’écrire au sujet de leur activité physique préférée. Poser des questions comme :

  • De quel équipement avez-vous besoin?
  • Où êtes-vous?
  • Qui d’autre est avec vous?
  • Comment vous sentez-vous avant, pendant et après l’activité?
  • Échangez avec un partenaire.
  • Quelle pièce d’équipement sportive avez-vous besoin?
  • Pourquoi cette activité vous plait tellement?

Traitement : Écrire et trier les choix de style de vie sain

  • Demander aux élèves de lire l’histoire en silence.
  • Distribuer des feuillets autoadhésifs et demander aux élèves d’écrire des idées au sujet des façons dont Simon Whitfield mène un style de vie actif et sain. Les élèves collent leurs feuillets sous les catégories suivantes : santé émotionnelle, santé nutritionnelle et santé physique. Discuter des choix que certains des élèves ont fait afin d’explorer les raisons pour lesquelles ils les ont triés comme ils l’on fait. Leur demander ensuite d’écrire sur des feuillets autocollants ce qu’ils font pour mener un style de vie sain.

Transformation : Illustrer le changement

  • Les élèves contempleront leur propre style de vie et leurs choix d’activités afin de réfléchir à leur niveau actuel d’activité et d’établir des buts pour leur avenir. Tous les jours pendant une semaine, les élèves inscrivent leurs activités et leur durée dans un journal ou un agenda. Demander aux élèves d’évaluer leur effort sur une échelle de 1 à 5 ou 1 représente un faible effort et 5 un effort très intensif. Avec ces données, les élèves remplissent la feuille de santé physique pour résumer à la rangée Maintenant.
  • En se servant de la tactique d’instruction de type penser-préparer-partager, les élèves analyseront leur niveau d’activité actuel, chercheront des normes d’activité quotidienne et feront l’équilibre entre la maison et l’école. Selon leur analyse, les élèves crée des buts pour l’avenir, et ce dans les domaines où se trouvent des manques ou un déséquilibre. Leur demander d’inscrire ces objectifs à la rangée Avenir du tableau de vie active.
English
Guadalajara 2011 Innsbruck 2012 London 2012 Sochi 2014 Nanjing 2014 Toronto 2015 Rio 2016 International Olympic Committee