
Jennifer Abel se dirige avec confiance vers le bout du tremplin. Elle scrute le visage des jeunes plongeurs et plongeuses rassemblés sur le bord de la piscine. Ils sont là pour la regarder s’entraîner, pour l’admirer. « C’est Jennifer Abel, l’olympienne », dit l’un deux.
Jennifer sait qu’elle ne s’exerce pas seulement à faire ses plongeons aujourd’hui. Elle donne également l’exemple, celle d’un leader. Elle souhaite que les enfants voient combien il faut travailler pour se rendre là où elle est aujourd’hui.
« Je m’exerce à faire chaque plongeon des milliers de fois, pour être prête lorsque je suis sur le tremplin. Certains matins, je n’ai pas envie de me lever tôt pour aller m’entraîner, mais je le fais quand même. Ce n’est pas toujours facile. »
Jennifer réalise un plongeon parfait avec triple saut périlleux. L’eau ondule à peine lorsqu’elle en traverse la surface.
D’une certaine façon, il est surprenant que Jennifer soit leader. Elle a à peine 20 ans, mais elle est ancienne au sein de l’équipe canadienne dont elle en est tout de même la plus jeune membre.
Jennifer s’est qualifiée pour les Jeux olympiques de 2008 à Péquin lorsqu’elle n’avait que 16 ans.
« J’ai toujours eu confiance en moi et j’avais espéré me faire admettre au sein de l’équipe à temps pour 2012. Mais j’y suis parvenue quatre ans plus tôt. Je n’étais pas vraiment prête pour la pression, pour la quantité de travail et pour la réalité de la situation. »

Le monde est complètement différent aux Jeux olympiques. Jennifer savait qu’elle était bonne plongeuse, cependant elle faisait face à une pression à laquelle elle n’avait jamais fait face auparavant. C’était facile de se sentir dépassée par les choses.
« Ça m’a vraiment frappée quand je suis entrée au Cube d’eau rempli à craquer à Péquin », raconte Jennifer. « C’est à ce moment-là que je me suis rendue compte que j’étais olympienne. Je n’étais qu’une enfant! Le stress montait et j’étais nerveuse. Les Jeux olympiques sont un événement d’une telle ampleur. On peut s’y préparer, mais avant d’y avoir participé pour une première fois, impossible de comprendre de quoi il s’agit. »
Le stress peut nuire à la performance d’une athlète. Trop de pression peut nuire la performance des athlètes. Les athlètes chevronnés de l’équipe savaient que Jennifer avait besoin d’encadrement supplémentaire. L’entraîneur de Jennifer, Cesar Anderson, l’a prise de côté.
« Il a fait en sorte que je reste concentrée sur mes plongeons, sur tout le travail que j’avais à faire. Il avait aussi un truc. Il me demandait de ne me concentrer que sur une chose, comme l’angle de mes bras ou la façon dont je me pointe les pieds à mon entrée dans l’eau. C’est différent pour chaque plongeon. C’est ce qui m’a aidée à rester concentrée. »
Emilie Heymans, sa coéquipière, l’a aussi beaucoup aidée. À Péquin, elle en était à ses troisièmes Jeux olympiques et représentait un exemple à suivre pour Jennifer. Ce n’était pas nécessairement ce qu’elle disait, mais plutôt comment elle agissait. Emilie et Jennifer plongent maintenant ensemble à l’épreuve synchronisée du 3 mètres. Il s’agit d’une épreuve où deux athlètes plongent au même moment exact et récoltent des points en équipe.
« Émilie était déjà passée par tout ça », dit Jennifer. « Elle est calme et composée. Pour moi, un vrai leader est une personne qui aide tous les gens autour d’elle à s’améliorer. Nous sommes maintenant très proches. Il faut être proche pour plonger ensemble. »
Jennifer a aussi appris une leçon importante. Personne ne peut réussir seul. Elle a surmonté ses émotions et a terminé 13e au classement général, un très bon résultat pour une si jeune plongeuse.
« J’ai acquis beaucoup de confiance et j’ai beaucoup grandi depuis Péquin », dit-elle. Le leadership ne consiste pas seulement à dire aux gens quoi faire, il faut également leur montrer comment faire. Je crois pouvoir y arriver encore mieux maintenant. »
Jennifer sort de la piscine et attrape une serviette. Quelques-uns des jeunes plongeurs viennent la saluer et lui demander conseil. Jennifer sourit et écoute leurs questions.
« J’adore quand les enfants m’approchent pour de demander conseil », dit Jennifer. « Je leur dis que l’attitude compte pour beaucoup et que c’est pourquoi je souris tout le temps. J’essaie d’être le plus honnête possible. Ils doivent croire en leurs capacités, travailler fort et ne jamais abandonner, peu importe ce qu’ils veulent faire plus tard. Tout est beaucoup plus facile lorsqu’on a une passion, de l’amour pour ce que l’on fait. »
Your passion comes from having a strong interest is something that you like to do or that your are good at. Think about what it is that you are good at or that you really enjoy doing for fun?
Puis Jennifer leur dit qu’elle doit retourner travailler. Que si elle veut remporter une médaille à Londres, il lui faut s’exercer encore 1, 000 fois.
Connexion : Tisser une toile dans la classe
En équipe de deux ou trois, demander aux élèves de discuter du leadership. Se servir des questions suivantes comme guide :
- Qui est le plus grand leader que vous connaissiez?
- Qu’est-ce qui fait qu’une personne est bon leader?
Les élèves font part de leurs réponses à la classe et l’enseignant les consigne.
Traitement : Déterminer le leadership à l’action
Avant de lire ensemble l’histoire, choisir quatre qualités essentielles à partir du remue-méninge de la classe pour remplir les secteurs de la feuille d’activité des élèves.
Demander aux élèves de lire l’histoire en silence, dans leur tête.
Lire de nouveau l’histoire à voix haute avec les élèves. Faire correspondre les qualités choisies dans les secteurs et les exemples de l’histoire de Jennifer. Les élèves peuvent également se servir de dessins ou de mots-clés pour montrer qu’ils ont compris.
Transformation : Donner l’exemple – mises en scène
Jennifer n’a que 20 ans et donne l’exemple. Demander aux élèves de la classe de raconter des histoires de moments où ils ont donné l’exemple à des paires ou à des enfants plus jeunes. Poser les questions suivantes :
- Comment pouvez-vous faire preuve de bons comportements de leadership à votre école?
- Dans votre classe?
- Dans le couloir?
- Pendant les assemblées?
- À la bibliothèque?
- En faisant des activités avec des plus jeunes?
En groupes, demander aux élèves de créer et de présenter une mise en scène (ou un dessin) qui montre comment donner l’exemple.