
Le baron Pierre de Coubertin, fondateur des Jeux olympiques modernes, a toujours envisagé que les Jeux seraient un « mariage du sport et de l’art ». L’Olympiade culturelle se déroule en parallèle avec les Jeux olympiques et met en vedette les arts et la culture.
Pour célébrer l’Olympiade culturelle de Londres 2012, le Comité olympique canadien a incité des communautés de partout dans le Canada à faire leur part à l’occasion d’une édition numérique de l’Olympiade culturelle qui célèbre les arts et la culture du Canada du point de vue des jeunes du pays.
Quand il a entendu parler du défi, votre conseil municipal a demandé aux jeunes de votre région de créer la soumission de sa collectivité. Votre équipe a comme tâche de créer une soumission pour à l’édition numérique de l’Olympiade culturelle de 2012 des jeunes Canadiens, soumission qui présentera fièrement l’art, la culture, l’architecture et les gens de votre collectivité à des jeunes du monde entier.
De l’adrénaline du terrain de basketball à l’exaltation du saut en hauteur, en passant par la beauté de la nage synchronisée et par la précision de l’archer sous pression ;rien ne surpasse l’emballement que provoquent les Jeux olympiques. Toutefois, les Jeux ne consistent pas uniquement en l’excellence dans les sports. Ils consistent aussi en de l’excellence dans les arts et la culture. Cet été à Londres, l’Olympiade culturelle sera source d’inspiration pour les spectateurs tandis qu’elle mettra en vedette des artistes et des professionnels du spectacle parmi les meilleurs du monde.
Quand le baron Pierre de Coubertin a fondé les Jeux olympiques modernes en 1894, il voulait que les Jeux soient un « mariage du sport et de l’art ». Les Jeux olympiques de 2012 à Londres ont comme but de donner vie à cette vision.
Le sport et la culture appuient la mission et la vision des Jeux olympiques d’aujourd’hui. « M. de Coubertin cherchait à rapprocher les gens dans un esprit à la fois pacifique et compétitif. Il voulait leur donner la chance d’apprendre à se connaître », précise M. Taylor, chef de production de l’Olympiade culturelle de Vancouver 2010. « De nombreuses personnes ne le savent pas; elles croient que tout tourne autour des médailles d’or. »
Puisqu’une olympiade consiste en une période de quatre ans, l’Olympiade culturelle de Londres à commencé en 2008. Depuis, elle a présenté des expositions d’art visuel, des spectacles d’art dramatique, des concerts de musique et des films partout dans le Royaume-Uni. Des jeunes ont téléchargé leur art afin d’en faire part au monde entier. Ce genre de participation aurait été impossible il y a quelques années.
« Il s’agit de la plus grande célébration culturelle de l’histoire des mouvements olympique et paralympique modernes », déclare Mme Canty, gestionnaire des programmes culturels et des partenariats nationaux et internationaux. L’Olympiade culturelle de Londres se terminera avec le Festival de 2012. Cet événement rassemblera les meilleurs artistes de partout dans le monde, du 21 juin au 9 septembre 2012. Il s’agira « du plus grand festival de tous les temps » pour le Royaume-Uni, affirme Mme Canty. Plus de 1 000 spectacles auront lieu au cours du festival.
Des feux d’artifice aux présentations artistiques de techniques mixtes, en passant par les concerts musicaux d’envergure, les événements du festival sont divisés en « segments » ou types de divertissement. Par exemple, on a demandé aux jeunes de créer un court métrage à l’occasion d’un concours du segment « Film and Digital (Film et médias numériques) ». On a commandé vingt pièces de « New Music (Nouvelle musique) ». Il ne faut pas oublier le segment « BT River of Music (Fleuve de musique BT) » qui présentera des concerts de musique des divers continents sur différentes scènes installées le long du fleuve Tamise. On pourra également assister à un segment intitulé « World of Shakespeare (Monde de Shakespeare) » qui permettra d’examiner les classiques anglais selon une nouvelle approche. Certains des événements seront sur admission par billet, mais nombreux seront gratuits. Les sites seront situés un peu partout dans Londres et au Royaume-Uni.
Toutefois, une vision idyllique ne suffit pas pour réussir la tenue d’un festival d’une telle envergure. Il faut des années de planification. On doit élaborer le ton général de l’Olympiade culturelle et en définir la portée. Comprendra-t-elle des artistes locaux, nationaux ou internationaux? Quels artistes invitera-t-on?
Souvent, les grands artistes établissent leur calendrier des mois, voire des années à l’avance, ce qui signifie que les organisateurs doivent leur donner suffisamment de temps. Les organismes importants tels que les orchestres symphoniques ou les musées nécessitent parfois un délai encore plus long. Il faut aussi imaginer et organiser les collaborations entre les artistes visuels, musicaux et de techniques numériques et les talents plus vieux et établis. Tout bien considéré, M. Taylor sourit en affirmant : « Le talent de premier ordre n’est pas difficile à trouver quand on lui demande de participer aux Jeux olympiques ».
« Plus on compte de partenariats, mieux que c’est », souligne-t-il. Il est important d’aviser tôt les mécènes de la communauté artistique locale au cours du processus et de leur demander leurs propositions et idées. Les urbanistes doivent aider à planifier et à installer des sites temporaires et permanents. Des partenariats peuvent mener à l’obtention d’endroits gratuits où tenir des expositions ou à d’autres dons, ce qui peut faire baisser les coûts de production et fournir du financement pour attirer de meilleurs artistes.
Autrement dit, la coordination accrue, la gestion des détails et l’établissement de relations sont primordiaux. Les organisateurs comptent d’ailleurs sur une équipe-cadre et une armée de bénévoles et d’entrepreneurs. L’organisation d’une Olympiade culturelle à succès dépend grandement de la formation d’une équipe gagnante dès le départ, en veillant bien à assigner les rôles, à faire place à la créativité et à fixer des objectifs ultimes. Bien que les possibilités soient illimitées, les échéances ne le sont pas. Elles sont fixes et il faut respecter toute obligation, petite ou grande, en cours de route.
Dès le début, il faut aussi admettre au sein de l’équipe les fournisseurs et les diffuseurs de médias. Faire connaître les points saillants de l’Olympiade culturelle constitue la moitié de l’effort. Lorsque le calendrier des événements est en place et que les sites et les heures ont été établis, il faut susciter l’enthousiasme. Voilà en quoi l’Olympiade culturelle est un élément clé pour faire en sorte que les gens attendent avec impatience les Jeux olympiques.
Les médias sociaux ont aussi joué un rôle important pour faire la promotion des Jeux et de l’Olympiade culturelle. Il s’agit là d’une façon beaucoup plus économique et efficace de publiciser que les méthodes traditionnelles. Les planificateurs des événements de Londres se servent des médias sociaux à leur avantage. En raison de la promotion faite par les médias sociaux, ils s’attendent à une participation de 10 millions de personnes cet été.
Il est coûteux de présenter une Olympiade culturelle. Heureusement, les gouvernements, des donateurs et des commanditaires aident à financer les événements. On obtient aussi des recettes de la vente de billets et de marchandise.
Les spectateurs qui ont eu la chance d’assister à plus d’une édition des Jeux olympiques donnent leurs impressions sur la personnalité et l’ambiance uniques à chacune des éditions des Jeux. Le portrait culturel unique du pays que dresse l’Olympiade culturelle contribue à une partie de cette personnalité. « L’une des plus grandes forces de l’Olympiade culturelle est qu’elle contribue grandement à distinguer une édition des autres », explique M. Taylor.
Aperçu du travail
L’Olympiade culturelle de Vancouver 2010 a mis en vedette des artistes de partout dans le Canada. Elle se constituait de spectacles sur scène, de galeries et d’art présenté en public. La ville entière débordait d’événements emballants. Plus de 2,5 millions de partisans se sont rassemblés pour assister à des concerts, apprécier de l’art visuel et prendre part à des célébrations. Bien que nombre d’événements étaient payants, 650 événements étaient gratuits.
Contrairement aux Olympiades culturelles antérieures, on y a également présenté la culture de façon numérique. L’édition numérique de l’Olympiade culturelle (CODE) était une présentation d’art numérique. De nouveaux styles médiatiques numériques dans le domaine des arts, de la musique et des films y figuraient. Des artistes y ont publié leurs images, leurs vidéos, leurs chansons et leurs récits pour présenter au monde la vie quotidienne au Canada. On y a soumis plus de 20 000 œuvres. Les médias sociaux en ont fait un événement énormément populaire.
Cette création a reçu tant de succès que le Comité olympique canadien a décidé d’inciter les jeunes Canadiens à célébrer leur culture de façon numérique à l’occasion d’une Olympiade culturelle de 2012 de la jeunesse canadienne. La tâche à accomplir consiste à décrire notre culture du point de vue des jeunes. Que signifie qu’être un jeune au Canada? Quels sont les arts, les traditions, les coutumes, les croyances et les comportements qui composent le « plan directeur de vie » des jeunes au Canada?
Le Comité olympique canadien (COC) a établi des lignes directrices de soumission en ce qui concerne l’Olympiade culturelle de 2012 de la jeunesse canadienne. Le format choisi pour toutes les soumissions est une présentation Pecha Kucha.
Une présentation Pecha Kucha est une série de 20 images présentées pendant 20 secondes chacune. La narration de chaque image doit en expliquer la signification. Votre Pecha Kucha devra expliquer la culture canadienne du point de vue des jeunes. Puisque le Canada est une nation vaste, la culture diffère un peu dans chaque communauté. Par exemple, la culture dans un petit village de pêcheurs à Terre-Neuve est très différente de celle d’une communauté d’éleveurs en Alberta. Présentez la culture de votre communauté. Vous pouvez aussi inciter vos élèves à prendre des photos qui représentent leurs croyances et valeurs culturelles.
Planification de la Pecha Kucha
La création de votre présentation Pecha Kucha n’est pas compliquée. Voici les étapes que vous devrez suivre :
- Discutez de ce que signifie la culture. Qu’est-ce que la culture canadienne? Comment est-elle présente dans votre communauté? Que signifie qu’être un jeune dans votre communauté?
- Sélectionnez les 20 images qui représentent le mieux votre définition de la culture canadienne dans votre communauté. Il pourrait s’agir d’images du Web, d’affiches ou de brochures numérisées par balayage, de vos propres créations (p. ex., un collage ou une pièce d’art unique) ou de photos de vos amis ou des membres de votre famille immédiate et élargie.
- Rédigez votre scénario afin d’énumérer les points clés de chaque image et son lien avec la culture canadienne.
- Ordonnez vos images afin d’en maximiser l’efficacité. Pensez au déroulement de la présentation.
- Servez-vous de PowerPoint ou Prezi (www.prezi.com) pour créer votre présentation.
- Enregistrez votre narration directement dans PowerPoint ou Prezi. Ou vous pouvez en faire la narration en direct. Si vous décidez d’ajouter de la musique de fond à votre présentation, assurez-vous qu’il s’agit de musique de votre région. Assurez-vous de mentionner le nom du musicien à la page de remerciements.
Les pages de l’organisateur ( à la page 7) vous aideront à planifier votre présentation Pecha Kucha.
Rappel no 1 — Qu’est-ce qu’une présentation Pecha Kucha?
Pecha Kucha prend son nom du terme japonais qui signifie « bavardage ». Il s’agit d’un format fixe pour réaliser des présentations précises. L’idée est de montrer 20 images pendant 20 secondes chacune. Les images sont souvent accompagnées d’une narration.
Ce style de présentation a commencé en 2003, année où la première soirée Pecha Kucha a eu lieu à Tokyo. Cette soirée a rassemblé de jeunes designers pour leur permettre de présenter leur travail. On assiste maintenant à des soirées Pecha Kucha partout dans le monde. Consultez http://www.pecha-kucha.org pour voir de merveilleux exemples sur une panoplie de sujets.
Rappel no 3 — Qu’est-ce que le Comité olympique canadien?
Le Comité olympique canadien (COC) est l’organisme responsable de la participation du Canada aux Jeux olympiques et panaméricains. Il recrute et soutient les athlètes au sein de l’Équipe olympique canadienne. Le COC met aussi en œuvre des programmes éducatifs et culturels dans le but de susciter de l’enthousiasme des Canadiens envers les Jeux olympiques.