Pour un athlète, rien ne surpasse la participation aux Jeux olympiques, si ce n’est la participation aux Jeux olympiques dans son pays. Sachant ceci, les athlètes qui avaient obtenu le droit de représenter le Canada aux Jeux olympiques d’hiver de 2010 à Vancouver étaient motivés à faire tout en leur possible pour être au summum le jour de leur compétition.
Il va sans dire que les Olympiens doivent être au summum de leur forme lorsque surviennent les Jeux. Toutefois, ceci exige plus que la simple pratique de leur sport. Cela demande d’innombrables eures
en gymnase, plusieurs heures de vélo sur la route, des acrobaties dangereuses sur le trampoline ou des exercices à sec exténuants. Alors que les Canadiens profitaient de l’été en 2009, l’équipe olympique canadienne accumulait les heures d’entraînement.
« J’accumulais approximativement de 800 à 850 heures d’entraînement par année, a déclaré le biathlonien Robin Clegg. La majorité de l’entraînement avait lieu entre les mois d’avril et novembre, puisque la saison de compétition ne nous donnait pas l’occasion de nous entraîner. »
Il ne suffit pas de travailler intensément pour améliorer la condition physique. L’entraînement est un processus qui oblige le corps à répondre au stress en développant les muscles, en améliorant la capacité de transport de sang oxygéné ou en devenant plus efficace à utiliser des sources d’énergie tels le glycogène ou le gras. Si vous soumettez votre corps au stress au moyen de séances d’exercices progressivement plus difficiles et plus longues, votre corps s’adaptera au stress; mais si vous surchargez votre corps avec un stress trop important et négligez les aspects de repos et de récupération, alors il y aura accumulation de fatigue et vous serez davantage sujet aux blessures et aux maladies.
Meilleure est votre récupération et plus vous pouvez vous entraîner intensément et augmenter votre vitesse et votre force. Les Olympiens utilisent les étirements, le massage, l’hydrothérapie et une alimentation appropriée pour faciliter la récupération entre les sessions intenses d’entraînement.
À la recherche de tout ce qui peut aider l’entraînement, les athlètes modifient souvent leur diète. Cela se comprend puisque les aliments que nous mangeons nous donnent les éléments nutritifs essentiels qui fournissent carburant, fonctions enzymatiques et synthèse musculaire.
Lors d’entraînements intenses, la consommation de calories peut être élevée. Certains athlètes brûlent entre 4 000 et 5 000 calories et prennent cinq ou six repas par jour. Lors d’entraînements
intenses, la qualité et la quantité de nourriture peuvent déterminer si ce travail intense sera profitable. Toutefois, lorsque les compétitions approchent, les volumes d’entraînement diminuent et la diète doit être ajustée. Trop de calories peut changer la composition du corps de l’athlète; trop peu de calories et l’athlète n’aura pas l’énergie nécessaire pour performer.
« Dans le Village olympique, c’est un buffet à volonté », précise Mélanie Olivier, nutritionniste de l’équipe olympique canadienne. « J’ai évalué les repas offerts à la cafétéria et j’ai fait des mises en garde concernant les proportions et les calories. Certains athlètes préfèrent prendre leur petit déjeuner dans notre salon des athlètes pour se soustraire à la tentation de choix trop
nombreux. »
« Cela signifie l’anéantissement de 10 à 12 années de préparation. Les enjeux sont importants. »
Il existe des dangers encore plus sérieux que la surconsommation d’aliments lorsqu’un athlète est au Village olympique. « Attraper une maladie aux Jeux constitue un désastre pour un athlète olympique », affirme le médecin en chef, le Dr Bob McCormack.
Puisque le sommeil est essentiel aux fonctions immunitaires, l’équipe de soutien médical a commencé à travailler avec les athlètes avant les Jeux afin de s’assurer qu’ils dormaient bien lors des voyages et des compétitions. Au Village, le repos et le sommeil étaient une préoccupation importante.
Le corps répond au stress physique et psychologique en produisant des hormones tels le cortisol et l’adrénaline. Ces hormones aident à réagir au stress, mais si le stress est maintenu et que la production d’hormones se poursuit de façon continue, le système immunitaire de l’athlète sera affecté. Le corps doit revenir à un état normal pour que les niveaux hormonaux se stabilisent. S’assurer que l’équipe olympique avait de bonnes habitudes de sommeil tait une préoccupation de l’équipe médicale bien avant les Jeux afin que les membres de l’équipe soient en santé tout au long de la saison. Les athlètes étaient encouragés à adopter des comportements ne générant aucun stress entre les compétitions. Certains sports ont même défendu à leurs athlètes de s’adonner à des jeux vidéo qui pourraient être source de production d’adrénaline.
Les athlètes et tous les membres du personnel ont été encouragés à se faire vacciner contre la grippe H1N1 et la
grippe saisonnière. Quiconque présentait des symptômes de la grippe était immédiatement isolé du reste de l’équipe
afin de réduire les risques pour les autres athlètes. Les athlètes étaient encouragés à se laver les mains égulièrement et à minimiser les contacts personnels tels les embrassades, les poignées de main et les baisers.
« Le stress particulier des Jeux olympiques vient du fait qu’ils ne surviennent que toutes les quatre années », affirme Wayne Halliwell, psychologue sportif pour plusieurs des médaillés olympiques de 2010. « Plus le niveau de compétition est élevé, plus le résultat est important. Nous voulons que nos athlètes se concentrent non pas sur le résultat, mais sur l’exécution. »
Halliwell conseille aux athlètes de rester dans le moment présent et de se concentrer sur les choses qu’ils peuvent contrôler. Jennifer Heil, médaillée d’argent à l’épreuve des bosses, savait qu’elle ne pouvait contrôler
ni la température ou l’éclairage, mais qu’elle pouvait contrôler son entraînement. Elle s’est donc entraînée dans des conditions mouillées et sous des projecteurs de lumière blanche. Selon les mots d’Halliwell, elle s’est concentrée sur « être maître du moment » et « contrôler ce qui est contrôlable ». Performer sous pression signifie ignorer les à-côtés venant des attentes des autres et rester dans le moment présent.
La majorité des Canadiens se souviendront du moment où Sydney Crosby a marqué le but vainqueur pour remporter la médaille d’or en hockey masculin. Cette médaille a permis au Canada d’établir un nouveau record de médailles d’or remportées par un pays aux Jeux olympiques d’hiver et a fait en sorte que plus d’athlètes que jamais sont revenus des Jeux avec une médaille et une meilleure performance en carrière. Les efforts des athlètes, des entraîneurs, des préparateurs physiques et des thérapeutes ont donné leur mesure. Les Olympiens du Canada affichaient la meilleure forme de leur vie… physiquement et mentalement.
Case Questions
- La forme physique de l’équipe olympique canadienne se divise en cinq éléments : endurance cardiovasculaire, force musculaire, endurance musculaire, flexibilité et composition corporelle. Identifiez trois e ces éléments que vous voulez améliorer et fixez trois objectifs à atteindre au cours du prochain mois qui sont en lien avec un meilleur niveau de forme physique. Élaborez un programme d’entraînement pour le prochain mois qui vous aidera à atteindre vos objectifs.
- Faites un exercice d’observation à la cafétéria de l’école durant l’heure du midi. Écrivez le menu et recommandez un plan diététique révisé comme si votre cafétéria était maintenant responsable du lunch pour tous les athlètes au Village olympique.
- Faites une liste de 10 collations/recettes santé qui seraient de bonnes collations à prendre avant l’activité physique. Faites une autre liste de 10 collations qui seraient bonnes après l’activité physique. Expliquez vos choix.
Activités d’enrichissement
Examinez la possibilité d’approfondir l’étude de cas en ajoutant une composante recherche.
- Faites une recherche sur les techniques psychologiques utilisées pour aider les athlètes à composer avec le stress pré-compétition. Faites une liste de 10 conseils de gestion de stress pour un ami qui éprouve des difficultés avec l’anxiété pré-examens.
- Il est important de planifier des périodes de récupération dans votre séance d’entraînement afin de permettre
à votre corps de s’adapter et d’être plus en forme. Faites une recherche sur les différentes méthodes de récupération et de régénération et rédigez un rapport d’une page expliquant cinq différentes techniques que vous pourriez utiliser après l’entraînement.
- Passez en revue les liens qui se trouvent dans la section « Le mieuxêtre et l’équipe olympique canadienne» du Centre de recherche. En vous basant sur votre poids et votre taille ainsi que sur votre niveau d’activité physique, déterminez vos besoins nutritionnels quotidiens. Élaborez votre menu pour deux jours en vous assurant de consommer les quantités adéquates de glucides, de protéines, de gras, de fibres, de vitamines et de minéraux.
Projets
Les projets suivants sont plus longs, mais ils permettront à vos élèves d’examiner le sujet plus en profondeur.
- Le directeur des sports de votre école vous demande, ainsi qu’aux autres élèves de votre classe, d’élaborer un programme pour aider une des équipes interscolaires à remporter le championnat provincial des écoles
secondaires. Préparez un horaire d’entraînement propre au sport, un ensemble de recommandations diététiques et un programme d’entraînement mental. - Élaborez un plan d’entraînement de la force musculaire d’une durée de trois mois pour un athlète qui participe dans un sport olympique.